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Industries réglementées

Choisir des outils d'IA pour les assurances : un guide canadien

Naviguez à travers les exigences de la LPRPDE, de la Loi 25 et du BSIF lors de la sélection d'outils d'IA pour les opérations d'assurance canadiennes. Approche axée sur la conformité pour l'adoption de l'IA.

Par Augure·
une tasse de café et un livre sur une table

Les compagnies d'assurance canadiennes font face à un réseau complexe de réglementations sur la vie privée, financières et provinciales lors de l'implémentation d'outils d'IA. Sous les Principes 1-10 de la LPRPDE, les Articles 12-13 de la Loi 25 du Québec et la Ligne directrice E-21 du BSIF, les assureurs doivent s'assurer que les plateformes d'IA protègent les données clients, maintiennent la transparence des modèles et respectent les règles de prise de décision automatisée. Le mauvais choix peut déclencher des pénalités jusqu'à 25 M$ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial sous la section 125 de la Loi 25 du Québec, ou des mesures réglementaires du BSIF sous la Loi sur les sociétés d'assurances.

Ce paysage réglementaire rend la sélection de fournisseurs d'IA particulièrement critique pour les assureurs canadiens opérant sous supervision fédérale et provinciale.


Exigences de la LPRPDE pour les plateformes d'IA d'assurance

La Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques régit comment les assureurs sous réglementation fédérale traitent les données clients dans les systèmes d'IA. Le Principe 2 de la LPRPDE exige que les organisations identifient les fins de collecte de données avant ou au moment de la collecte — une exigence qui devient complexe lorsque les modèles d'IA apprennent des interactions clients.

Les compagnies d'assurance utilisant l'IA pour la souscription, le traitement des réclamations ou la détection de fraude doivent démontrer la conformité avec le Principe 1 de la LPRPDE (Responsabilité). Cela signifie maintenir la documentation des sources de données d'entraînement d'IA, de la logique de décision des modèles et des politiques de rétention de données sous le Principe 5 (Limitation de l'utilisation, de la communication et de la conservation).

Sous le Principe 1 de la LPRPDE, les compagnies d'assurance doivent pouvoir expliquer comment leurs systèmes d'IA prennent des décisions concernant les clients. Le principe de responsabilité ne permet pas l'IA « boîte noire » où les processus de prise de décision ne peuvent être documentés ou expliqués au Commissaire à la protection de la vie privée du Canada lors d'enquêtes.

Les transferts de données transfrontaliers présentent des défis particuliers. Le Principe 7 de la LPRPDE permet les transferts avec une « protection comparable », mais le CLOUD Act américain (18 USC §2713) crée des complications juridictionnelles que plusieurs assureurs canadiens évitent entièrement en choisissant des plateformes nationales.


Impact de la Loi 25 du Québec sur l'IA d'assurance

Les assureurs québécois font face à des exigences supplémentaires sous la Loi 25, qui est entrée en vigueur le 22 septembre 2023. L'Article 12 traite spécifiquement de la prise de décision automatisée, exigeant un consentement explicite lorsque les systèmes d'IA prennent des décisions qui produisent des effets juridiques ou affectent significativement les individus.

Pour les applications d'assurance, cela couvre les décisions de souscription, les approbations de réclamations et les calculs de primes. Les assureurs québécois doivent fournir des informations claires sur la logique impliquée dans les décisions automatisées sous l'Article 12(2) et offrir aux clients le droit de demander une révision humaine sous l'Article 13.

La structure de pénalités sous les sections 124-125 de la Loi 25 est sévère. Les sanctions administratives pécuniaires atteignent 25 M$ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial de l'année précédente sous la section 125(2). La Commission d'accès à l'information du Québec a déjà commencé des enquêtes sur la conformité de la prise de décision automatisée sous ces dispositions.

L'Article 93 de la Loi 25 du Québec exige des Évaluations d'impact sur la vie privée pour les systèmes d'IA traitant des renseignements personnels avec des risques significatifs pour la vie privée. Pour les compagnies d'assurance, cela signifie des ÉVP obligatoires pour l'IA de souscription, les systèmes de traitement des réclamations et les algorithmes de détection de fraude — créant les exigences de conformité d'IA les plus strictes au Canada.

Les assureurs québécois font également face à des considérations de résidence des données sous l'Article 17, qui exige des mesures de protection adéquates pour les transferts de données hors du Québec. Plusieurs interprètent cela comme exigeant un hébergement de données canadien pour éviter l'incertitude réglementaire.


Approche du BSIF pour l'IA dans les opérations d'assurance

Le Bureau du surintendant des institutions financières fournit la supervision pour les compagnies d'assurance sous réglementation fédérale implémentant des outils d'IA. La ligne directrice E-21 du BSIF sur la Gestion des risques technologiques et cybernétiques, mise à jour en janvier 2021, traite de l'IA et de l'apprentissage automatique sous la gestion des risques opérationnels.

Sous la section 34 de la ligne directrice E-21, les assureurs sous réglementation fédérale doivent maintenir des programmes complets de gestion des risques de modèles. Cela inclut la validation des modèles, la surveillance continue de performance et les tests réguliers de biais — particulièrement important pour les systèmes d'IA utilisés en souscription ou traitement des réclamations.

Le BSIF s'attend à ce que les assureurs documentent les limitations des modèles d'IA sous les Pratiques commerciales et financières saines, valident la qualité des données d'entraînement et maintiennent des pistes d'audit pour les décisions de modèles. Le régulateur examine les implémentations d'IA lors des révisions de supervision régulières sous la section 645 de la Loi sur les sociétés d'assurances, se concentrant sur le traitement équitable et la gestion des risques opérationnels.

Pour l'IA de traitement des réclamations, le BSIF exige que les assureurs démontrent que les systèmes automatisés ne créent pas de traitement inéquitable ou de résultats discriminatoires sous la Loi canadienne sur les droits de la personne. Cela signifie souvent maintenir une documentation détaillée des modèles et implémenter des mécanismes de supervision humaine.


Considérations réglementaires provinciales d'assurance

Les régulateurs d'assurance provinciaux développent leurs propres approches pour la supervision de l'IA. L'Autorité de réglementation des services financiers de l'Ontario (FSRA) a émis des directives sous le Règlement de l'Ontario 7/00 mettant l'accent sur les principes de traitement équitable et les exigences anti-discrimination pour les systèmes d'IA.

Le Tribunal des services financiers de la Colombie-Britannique a commencé à examiner les plaintes liées aux décisions d'assurance automatisées sous la Loi sur les institutions financières, établissant des précédents pour les exigences de transparence de l'IA. Les réglementations d'assurance de l'Alberta sous les sections 501-503 de la Loi sur les assurances exigent une divulgation claire des facteurs affectant les calculs de primes, s'étendant aux modèles de tarification pilotés par l'IA.

Ces variations provinciales créent une complexité de conformité pour les assureurs opérant à travers plusieurs juridictions. Un assureur basé au Québec s'étendant en Ontario doit naviguer à la fois les exigences de l'Article 12 de la Loi 25 et le cadre de traitement équitable de la FSRA sous le cadre de Protection des consommateurs de l'Ontario.


Préoccupations de résidence et souveraineté des données

Les compagnies d'assurance canadiennes se concentrent de plus en plus sur la résidence des données pour les implémentations d'IA. Au-delà des exigences réglementaires sous le Principe 7 de la LPRPDE et l'Article 17 de la Loi 25, il y a une préoccupation croissante concernant l'accès des gouvernements étrangers aux données d'assurance canadiennes à travers des lois comme le CLOUD Act américain.

Le CLOUD Act (18 USC §2713) permet aux autorités américaines de contraindre les compagnies américaines à produire des données peu importe où elles sont stockées. Pour les assureurs canadiens utilisant des plateformes d'IA américaines, cela crée une exposition potentielle à la surveillance étrangère — une préoccupation particulière pour les informations financières et de santé sensibles régulées sous les lois provinciales sur la vie privée.

La souveraineté des données s'étend au-delà de la conformité à l'indépendance opérationnelle. Le CLOUD Act américain crée des risques juridictionnels que les assureurs canadiens peuvent éliminer entièrement en choisissant des plateformes avec une résidence complète des données canadiennes et aucune structure de propriété corporative américaine sujette au processus légal américain.

Des plateformes comme Augure adressent ces préoccupations en maintenant une résidence des données 100 % canadienne sans parent corporatif ou investisseurs américains. Cela élimine entièrement l'exposition au CLOUD Act tout en fournissant des capacités d'IA spécialement conçues pour les exigences réglementaires canadiennes incluant la responsabilité de la LPRPDE et la conformité de prise de décision automatisée de la Loi 25.


Cadre d'évaluation pratique des fournisseurs

Lors de l'évaluation de plateformes d'IA, les assureurs canadiens devraient évaluer plusieurs facteurs clés de conformité. Commencez par l'emplacement des données — où les données sont-elles traitées, stockées et sauvegardées sous les exigences du Principe 7 de la LPRPDE ? Les fournisseurs devraient fournir une documentation détaillée des flux de données et des contrôles de juridiction.

Examinez la structure corporative du fournisseur. Les plateformes de propriété américaine peuvent être sujettes aux exigences du CLOUD Act peu importe où les données sont stockées. Recherchez la propriété canadienne ou un isolement légal clair des compagnies mères étrangères sujettes à la juridiction extraterritoriale.

Révisez les capacités de transparence des modèles requises sous l'Article 12(2) de la Loi 25. La plateforme peut-elle expliquer les décisions individuelles aux clients affectés ? Le Principe 9 de la LPRPDE (Accès par l'individu) et la Loi 25 exigent tous deux que les organisations fournissent des explications significatives des décisions automatisées.

Évaluez les tests de biais et les contrôles d'équité requis sous la ligne directrice E-21 du BSIF. Les régulateurs provinciaux et le BSIF s'attendent à ce que les assureurs démontrent que les systèmes d'IA ne créent pas de résultats discriminatoires sous la législation des droits de la personne. La plateforme devrait fournir des outils pour la surveillance et correction continues des biais.

Considérez l'intégration avec les flux de travail de conformité existants. La plateforme d'IA devrait soutenir les exigences de documentation sous le Principe 8 de la LPRPDE (Transparence), les pistes d'audit pour les rapports réglementaires et les exigences d'Évaluation d'impact sur la vie privée de la section 93 de la Loi 25.


Meilleures pratiques d'implémentation pour les assureurs canadiens

Commencez les implémentations d'IA avec une documentation claire de limitation des fins sous le Principe 2 de la LPRPDE. Les fins de collecte de données doivent être identifiées avant que le traitement commence. Documentez comment les données d'entraînement d'IA ont été collectées et assurez-vous que l'utilisation continue s'aligne avec les fins de collecte originales sous le Principe 5.

Établissez des processus de gestion du consentement qui adressent les exigences de prise de décision automatisée de l'Article 12 de la Loi 25. Les clients québécois doivent recevoir des informations claires sur la logique de prise de décision d'IA et avoir des options pour révision humaine sous l'Article 13.

Implémentez des capacités complètes de journalisation et d'audit requises sous la section 34 de la ligne directrice E-21 du BSIF. Les régulateurs s'attendent à une documentation détaillée des processus de prise de décision d'IA, des métriques de performance des modèles et des résultats de tests de biais pour révision de supervision.

Créez des modèles de communication client qui expliquent la prise de décision d'IA en langage clair sous le Principe 8 de la LPRPDE (Transparence). À la fois la LPRPDE et l'Article 12(2) de la Loi 25 exigent des explications significatives des décisions automatisées — les divulgations génériques ne satisferont pas les enquêtes du Commissaire à la protection de la vie privée.

Développez des procédures de réponse aux incidents pour les violations de vie privée liées à l'IA sous la section 10.1 de la LPRPDE et les sections 63-67 de la Loi 25. Les exigences de notification réglementaire s'appliquent aux systèmes d'IA tout comme elles le font au traitement de données traditionnel, avec des délais spécifiques pour la notification de violation.


La voie à suivre pour l'IA d'assurance canadienne

Les assureurs canadiens ont des opportunités significatives d'améliorer les opérations à travers l'IA tout en maintenant la conformité réglementaire sous ce cadre complexe. La clé est de choisir des plateformes conçues spécifiquement pour les exigences réglementaires canadiennes plutôt que d'adapter des solutions étrangères pour rencontrer les standards de la LPRPDE, de la Loi 25 et du BSIF.

Augure fournit une plateforme d'IA souveraine construite spécifiquement pour les organisations canadiennes réglementées. Avec des modèles entraînés sur des contextes légaux canadiens, une résidence complète des données canadiennes et aucune structure de propriété américaine sujette à la juridiction du CLOUD Act, elle adresse les exigences uniques de conformité auxquelles font face les assureurs canadiens sous supervision fédérale et provinciale.

L'adoption d'IA de l'industrie de l'assurance va s'accélérer, mais la conformité réglementaire sous les Principes 1-10 de la LPRPDE, les Articles 12-93 de la Loi 25 et la ligne directrice E-21 du BSIF ne peut être une réflexion après coup. Les assureurs qui établissent des cadres de conformité robustes maintenant seront mieux positionnés alors que les enquêtes du Commissaire à la protection de la vie privée augmentent et que les attentes clients évoluent sous la législation renforcée sur la vie privée.

Pour les compagnies d'assurance canadiennes prêtes à implémenter l'IA dans leur cadre de conformité, explorez l'approche axée sur la conformité à augureai.ca.

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À propos d'Augure

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