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Conformité

LPRPDE et consentement IA : Ce que les changements de 2026 signifient pour votre organisation

Le cadre de consentement de la LPRPDE de 2026 affecte le déploiement de l'IA. Le projet de loi C-27 crée de nouveaux modèles de consentement, des exigences de consentement éclairé, et des pénalités de 25M $.

Par Augure·
Technologie canadienne et conformité

Le cadre de consentement de la LPRPDE a subi des changements importants en 2026 avec l'entrée en vigueur de la Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs (LPVPC) du projet de loi C-27. Les organisations utilisant des systèmes d'IA font maintenant face à des exigences de consentement plus strictes, avec des normes de consentement éclairé qui traitent spécifiquement de la prise de décision automatisée et du traitement par IA.

Les changements créent des obligations de conformité qui affectent la façon dont vous déployez l'IA, où vous stockez les données, et quels mécanismes de consentement vous implémentez. La non-conformité entraîne des pénalités jusqu'à 25 millions $ sous l'article 95 de la LPVPC.


La nouvelle norme de consentement sous la LPVPC

La Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs remplace le cadre de consentement original de la LPRPDE par une norme plus exigeante. L'article 15 de la LPVPC exige un « consentement éclairé » — un écart significatif du modèle de consentement implicite précédent établi sous le Principe 3 de la LPRPDE (Consentement).

Pour les systèmes d'IA, le consentement éclairé signifie que les organisations doivent expliquer en langage clair comment l'IA traitera les renseignements personnels. Cela inclut décrire les processus de prise de décision automatisée, les impacts potentiels sur les individus, et fournir des mécanismes de refus clairs sous l'article 18 de la LPVPC.

Sous l'article 15 de la LPVPC, le consentement éclairé pour l'IA exige une divulgation spécifique des processus de prise de décision automatisée, des sources de données, et des évaluations d'impact individuelles — pas un langage général de politique de confidentialité.

Les directives du Commissaire à la protection de la vie privée du Canada précisent que le consentement pour l'IA doit être « spécifique à l'application d'IA et au but de traitement ». Le consentement générique pour « améliorer les services » ne répond plus à la norme lorsque des systèmes d'IA sont impliqués, s'écartant de l'interprétation plus flexible du Principe 3 de la LPRPDE.


Exigences de prise de décision automatisée

L'article 63 de la LPVPC introduit des obligations spécifiques pour les systèmes de prise de décision automatisée. Les organisations doivent identifier quand les systèmes d'IA prennent des décisions qui ont des effets juridiques ou significatifs sur les individus, s'étendant au-delà des exigences générales de responsabilité de la LPRPDE sous le Principe 1.

Les exigences incluent :

• Fournir un avis avant que la prise de décision automatisée n'ait lieu (article 63(1) de la LPVPC) • Expliquer la logique et les conséquences potentielles des décisions d'IA sous l'article 63(2) • Offrir des options de révision humaine pour les décisions générées par IA selon l'article 63(3) • Maintenir des dossiers des processus de prise de décision par IA comme requis par l'article 72

Les organisations doivent aussi conduire des Évaluations d'Impact sur la Vie Privée (EIVP) sous l'article 69 pour les systèmes d'IA qui posent des risques significatifs à la vie privée. Les directives du Commissaire à la protection de la vie privée identifient les systèmes d'apprentissage automatique traitant des renseignements personnels sensibles comme nécessitant des EIVP obligatoires, avec des pénalités sous l'article 95 atteignant 25 millions $ pour l'échec de conduire les évaluations requises.

Les organisations de services financiers font face à une complexité supplémentaire sous la Ligne directrice B-13 de gestion des risques technologiques et cybernétiques du BSIF, qui exige une surveillance au niveau du conseil d'administration des systèmes de prise de décision par IA.


Implications des transferts de données transfrontaliers

Les dispositions de transfert transfrontalier de la LPVPC dans l'article 89 créent des défis spécifiques pour le déploiement d'IA. Les organisations doivent assurer une « protection adéquate » lors du transfert de renseignements personnels à l'extérieur du Canada pour le traitement par IA, remplaçant les exigences transfrontalières moins prescriptives du Principe 9 de la LPRPDE.

Les plateformes d'IA basées aux États-Unis créent des risques de conformité particuliers dus à l'exposition au CLOUD Act. Le CLOUD Act permet aux autorités américaines de contraindre la divulgation de données traitées par des entreprises américaines, peu importe où les données sont stockées, créant des conflits avec les exigences d'adéquation de l'article 89 de la LPVPC.

L'article 89 de la LPVPC exige une protection adéquate pour le traitement transfrontalier par IA, rendant les plateformes basées aux États-Unis un risque de conformité dû à l'exposition au CLOUD Act et aux conflits de juridiction extraterritoriale avec la souveraineté de la vie privée canadienne.

Les organisations québécoises font face à des exigences supplémentaires sous la Loi 25, qui restreint les transferts transfrontaliers sous l'article 17. L'article 17 de la Loi 25 interdit les transferts vers des juridictions sans protection adéquate de la vie privée — une norme que la plupart des États américains ne respectent pas sous le cadre d'évaluation du Québec.

Pour les secteurs réglementés comme la santé et les services financiers, les directives du CPCSC (Centre pour la cybersécurité) recommandent l'infrastructure canadienne pour le traitement par IA afin de maintenir la sécurité et la souveraineté sous la Stratégie nationale de cybersécurité.


Considérations de conformité spécifiques à l'industrie

Les organisations de soins de santé doivent naviguer à la fois les exigences de la LPVPC et les lois provinciales sur l'information de santé. L'article 18 de la Loi sur la protection des renseignements personnels sur la santé (LPRPS) de l'Ontario et l'article 20 de la Loi sur l'information de santé (LIS) de l'Alberta ont des exigences de consentement spécifiques pour l'IA qui dépassent les minimums de la LPVPC.

L'Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario exige le consentement explicite du patient pour les outils de diagnostic par IA sous l'Énoncé de politique #4-17, avec des explications détaillées des limitations et taux d'exactitude de l'IA au-delà des exigences de l'article 15 de la LPVPC.

Les services financiers font face aux exigences de la Ligne directrice B-13 du BSIF pour la gestion des risques technologiques, incluant les cadres de gouvernance d'IA. Les banques utilisant l'IA pour les décisions de crédit doivent se conformer à la fois aux règles de prise de décision automatisée de la LPVPC sous l'article 63 et aux exigences fédérales de protection du consommateur sous l'article 627 de la Loi sur les banques.

Les entrepreneurs fédéraux doivent aussi respecter les exigences de sécurité du gouvernement du Canada sous la Politique sur la sécurité du gouvernement, incluant le seuil Protégé B qui exige typiquement la résidence de données canadienne pour le traitement par IA.


Cadre de pénalités et application

La LPVPC établit des pénalités significatives pour la non-conformité. Les sanctions administratives pécuniaires sous l'article 95 peuvent atteindre 25 millions $ ou 4 % du chiffre d'affaires mondial pour les violations les plus graves, représentant une augmentation substantielle du modèle d'application précédent de la LPRPDE dépendant de la Cour fédérale.

L'article 94 traite spécifiquement des violations de prise de décision automatisée, avec des pénalités jusqu'à 10 millions $ pour l'échec de fournir les avis requis ou les options de révision humaine sous l'article 63.

Le Commissaire à la protection de la vie privée a gagné des pouvoirs de prise d'ordonnances sous l'article 76 de la LPVPC, permettant l'application directe sans procédures de la Cour fédérale. Cela crée des délais de pénalités plus rapides et réduit le coussin de conformité dont les organisations jouissaient précédemment sous l'approche basée sur les recommandations de la LPRPDE.

Les pénalités de la LPVPC pour les violations de consentement d'IA peuvent atteindre 25 millions $ sous l'article 95, avec des pouvoirs de prise d'ordonnances sous l'article 76 permettant au Commissaire à la protection de la vie privée d'appliquer la conformité directement sans procédures de la Cour fédérale.

Les premières actions d'application se sont concentrées sur le consentement inadéquat pour les systèmes d'IA sous l'article 15 et l'échec de conduire les EIVP requises pour les systèmes de prise de décision automatisée sous l'article 69.


Stratégies pratiques de conformité

Les organisations ont besoin de systèmes de gestion du consentement qui peuvent gérer les exigences spécifiques à l'IA sous l'article 15 de la LPVPC. Cela signifie suivre le consentement pour chaque application d'IA séparément, ne pas s'appuyer sur l'acceptation générale de politique de confidentialité qui aurait pu suffire sous le Principe 3 de la LPRPDE.

Les exigences de documentation incluent maintenir des dossiers sous l'article 72 de la LPVPC de : • Les buts de traitement par IA et sources de données selon les divulgations de l'article 15 • Les mécanismes de consentement et réponses individuelles sous l'article 18 • Les résultats d'EIVP pour les systèmes de prise de décision automatisée selon l'article 69 • Les mesures de protection des transferts transfrontaliers et évaluations d'adéquation sous l'article 89

Pour les organisations évaluant les plateformes d'IA, l'infrastructure canadienne élimine l'exposition au CLOUD Act et simplifie la conformité à l'article 89 de la LPVPC. La plateforme d'Augure adresse ces exigences par conception, avec 100 % de résidence de données canadienne et des fonctionnalités de conformité LPVPC intégrées qui éliminent les risques de transfert transfrontalier.

Les mesures de protection techniques devraient inclure la minimisation des données pour l'entraînement d'IA sous l'article 12 de la LPVPC, le chiffrement pour le traitement par IA, et l'enregistrement d'audit pour les décisions automatisées selon l'article 72. Les directives du Commissaire à la protection de la vie privée mettent l'accent sur les principes de protection de la vie privée dès la conception sous l'article 9 de la LPVPC pour le déploiement d'IA.


Contexte réglementaire québécois

Les organisations québécoises font face à des exigences de conformité doubles sous la LPVPC et la Loi 25. L'article 12 de la Loi 25 exige que le consentement pour le traitement par IA soit « libre, éclairé, spécifique et donné à des fins déterminées », avec des exigences supplémentaires sous l'article 14 pour le traitement d'information sensible.

La Commission d'accès à l'information du Québec (CAI) a indiqué que les systèmes d'IA exigent un consentement séparé des ententes de service générales sous l'article 14 de la Loi 25. Cela crée une complexité supplémentaire pour les organisations nationales servant des clients québécois, car les violations peuvent résulter en des pénalités jusqu'à 25 millions $ sous l'article 91 de la Loi 25.

Les préférences de résidence de données de la Loi 25 dans l'article 17 s'alignent avec les restrictions de transfert transfrontalier de la LPVPC sous l'article 89, rendant l'infrastructure d'IA canadienne le chemin de conformité de moindre résistance pour les exigences provinciales et fédérales.


Calendrier d'implémentation et prochaines étapes

Les organisations ont un temps limité pour atteindre la conformité complète de la LPVPC pour les systèmes d'IA. Le Commissaire à la protection de la vie privée a indiqué que les priorités d'application incluent les systèmes de prise de décision automatisée sous l'article 63 et le traitement transfrontalier par IA sous l'article 89.

Les étapes immédiates incluent : • Auditer les systèmes d'IA existants pour la conformité de consentement sous l'article 15 de la LPVPC • Mettre à jour les politiques de confidentialité avec un langage spécifique à l'IA selon les exigences de l'article 63 • Implémenter des processus de révision humaine pour les décisions automatisées sous l'article 63(3) • Conduire des EIVP pour les applications d'IA à haut risque selon l'article 69

Pour la sélection de plateformes d'IA, les options canadiennes éliminent la complexité de conformité transfrontalière sous l'article 89 de la LPVPC tout en respectant les exigences de performance. Les plateformes comme Augure fournissent la base de conformité réglementaire qui permet aux équipes de se concentrer sur les résultats d'affaires plutôt que sur la gestion des risques juridictionnels, avec une infrastructure canadienne souveraine qui élimine entièrement l'exposition au CLOUD Act américain.

Le paysage réglementaire continue d'évoluer, mais l'exigence fondamentale est claire : le déploiement d'IA au Canada exige une infrastructure conforme au Canada et des cadres de consentement qui respectent les normes de la LPVPC sous les articles 15, 63, et 89.

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