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IA canadienne

Pourquoi les entreprises canadiennes remplacent ChatGPT

Les organisations canadiennes passent de ChatGPT à des plateformes d'IA souveraine pour la résidence des données, la conformité réglementaire et la protection contre le CLOUD Act.

Par Augure·
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Les organisations canadiennes dans les industries réglementées remplacent ChatGPT par des plateformes d'IA souveraines pour répondre aux exigences de résidence des données, combler les lacunes de conformité réglementaire et gérer les risques d'exposition au CLOUD Act. Ce changement reflète une reconnaissance croissante que les outils d'IA traitant des informations commerciales sensibles doivent s'aligner avec les lois canadiennes sur la vie privée, incluant PIPEDA, la Loi 25 et les réglementations sectorielles spécifiques. Il s'agit d'impératifs de conformité légale et de gestion des risques opérationnels.

La tendance de remplacement s'est accélérée après plusieurs incidents de protection de la vie privée très médiatisés et des orientations réglementaires plus claires des commissaires à la protection de la vie privée provinciaux et fédéral. Les organisations comprennent maintenant que la conformité de l'IA n'est pas optionnelle.


L'écart de conformité avec les plateformes d'IA américaines

ChatGPT et d'autres plateformes américaines similaires créent des défis de conformité spécifiques pour les organisations canadiennes. OpenAI opère sous la juridiction américaine, stocke les données sur des serveurs américains et demeure assujetti au CLOUD Act américain (18 USC 2713) — peu importe où se trouvent les utilisateurs canadiens.

Sous le Principe 7 de PIPEDA (mesures de sauvegarde), les organisations doivent obtenir un consentement valable pour les transferts transfrontaliers de données et évaluer l'adéquation de la protection dans la juridiction réceptrice. Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada a déclaré que les lois de surveillance américaines créent des préoccupations d'adéquation pour les transferts d'informations personnelles sensibles sous le principe de responsabilité de PIPEDA.

Les organisations utilisant des outils d'IA qui transfèrent des renseignements personnels à l'extérieur du Canada doivent effectuer des évaluations d'impact sur la vie privée sous le Principe 4.1.3 de PIPEDA et assurer des niveaux de protection adéquats sous le Principe 7, avec des pénalités incluant des ordonnances d'exécution de la Cour fédérale et des dommages potentiels jusqu'à 100 000 $ CA par violation.

La Loi 25 au Québec est plus explicite. L'article 17 exige que les organisations effectuent des évaluations d'impact avant de transférer des renseignements personnels à l'extérieur du Québec. L'article 22 interdit les transferts vers des juridictions sans protection adéquate à moins que des mesures de sauvegarde spécifiques soient mises en place. L'article 93 rend obligatoires les Évaluations d'impact sur la vie privée pour les systèmes de prise de décision automatisée incluant les plateformes d'IA.

Les pénalités sont substantielles. L'article 158 de la Loi 25 établit des amendes atteignant 25 millions $ CA ou 4 % des revenus mondiaux pour les violations graves. L'application de PIPEDA s'est aussi intensifiée, avec le Commissaire à la protection de la vie privée enquêtant sur les plaintes liées à l'IA et émettant des orientations publiques sur les obligations de conformité de l'IA sous la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.


Pressions réglementaires sectorielles

Différents secteurs canadiens font face à des couches de conformité additionnelles qui compliquent l'utilisation de ChatGPT. Les organisations de services financiers doivent se conformer à la Ligne directrice B-13 du BSIF sur la gestion des risques technologiques et cybernétiques, qui exige des évaluations complètes des risques de tiers sous les articles 35-42 de la ligne directrice.

Les organisations de soins de santé dans des provinces comme l'Ontario doivent se conformer à la LPRPS (Loi sur la protection des renseignements personnels sur la santé) article 29, qui a des attentes strictes de résidence des données pour les renseignements personnels sur la santé. Utiliser des plateformes d'IA américaines pour des requêtes liées à la santé crée des risques de conformité clairs sous les restrictions de collecte, utilisation et divulgation de la LPRPS.

Les cabinets d'avocats font face aux réglementations du Barreau et aux protections du privilège avocat-client. Les Règles de déontologie professionnelle 3.3-1 à 3.3-6 du Barreau de l'Ontario exigent que les avocats comprennent où les informations clients sont traitées lors de l'utilisation d'outils d'IA. Les plateformes américaines créent des préoccupations de privilège sous la common law canadienne et les Lois sur la preuve provinciales.

Les industries réglementées canadiennes ne peuvent simplement adopter des outils d'IA grand public sans évaluations complètes de conformité sous la législation sectorielle spécifique. Les institutions financières fédérales doivent se conformer aux exigences de risque de tiers de l'article 40 de la Ligne directrice B-13 du BSIF, tandis que les fournisseurs de soins de santé provinciaux font face aux restrictions de résidence des données de l'article 29 de la LPRPS que les plateformes américaines ne peuvent satisfaire.

Les contractants fédéraux font face à des exigences additionnelles sous la Directive du Conseil du Trésor sur les services et le numérique, la Politique sur la sécurité du gouvernement (section 6.2.1), et les orientations du Centre de la sécurité des télécommunications. Celles-ci exigent des solutions technologiques contrôlées par le Canada pour le travail sensible lié au gouvernement sous le cadre du Partenariat canadien pour la cybersécurité et les télécommunications.

Les gouvernements provinciaux ont aussi émis des orientations d'approvisionnement privilégiant les solutions d'IA canadiennes. La Stratégie de gouvernement numérique de l'Alberta priorise explicitement les fournisseurs technologiques canadiens pour les implémentations d'IA gouvernementales sous la Politique 1.4 de la Stratégie Alberta numérique.


Ce qui rend une plateforme d'IA véritablement canadienne

La résidence des données seule ne crée pas une véritable souveraineté de l'IA. Plusieurs entreprises américaines offrent un « hébergement canadien » tout en maintenant un contrôle corporatif américain, une supervision d'investisseurs américains et une juridiction légale américaine pour les opérations principales sous l'incorporation du Delaware ou de la Californie.

La véritable souveraineté de l'IA canadienne exige plusieurs composants : résidence canadienne des données sans synchronisation transfrontalière, contrôle corporatif canadien sans sociétés mères américaines, aucun investisseur américain qui pourrait influencer les décisions de traitement des données sous l'examen des investissements étrangers, et une architecture conçue spécifiquement pour les cadres réglementaires canadiens incluant PIPEDA et les lois provinciales sur la vie privée.

Le CLOUD Act (18 USC 2713) demeure la question critique. Les entreprises américaines, peu importe où elles hébergent les données canadiennes, peuvent être contraintes de fournir des informations aux autorités américaines sans processus légal canadien sous les articles 2713(a) et 2713(h). Ceci crée des risques de conformité sous le Principe 7 de PIPEDA et l'article 22 de la Loi 25.

Les organisations canadiennes ont besoin de plateformes d'IA construites de zéro pour la conformité canadienne. Ceci signifie comprendre les nuances réglementaires de la Loi 25 du Québec, les divisions juridictionnelles fédérales-provinciales sous les articles 91-92 de la Loi constitutionnelle, et les exigences sectorielles spécifiques que les plateformes conçues aux États-Unis négligent typiquement.


L'alternative d'IA souveraine

Augure représente le type de plateforme d'IA souveraine que les organisations canadiennes exigent de plus en plus. Construite spécifiquement pour les cadres réglementaires canadiens, elle fournit des capacités de clavardage, des fonctionnalités de base de connaissances et des outils de conformité — tout fonctionnant exclusivement sur une infrastructure canadienne sans exposition corporative américaine.

La plateforme répond aux exigences clés de conformité : 100 % de résidence canadienne des données sans synchronisation américaine, aucune influence de société mère ou investisseur américain, et aucun risque d'exposition au CLOUD Act sous 18 USC 2713. L'architecture incorpore les Principes 3-7 de PIPEDA, les articles 17-22 de la Loi 25, et les Normes numériques du Conseil du Trésor par conception plutôt que comme ajouts.

Augure offre deux modèles d'IA optimisés pour les cas d'usage canadiens. Ossington 3 fournit un raisonnement avancé avec des fenêtres de contexte de 256k pour l'analyse réglementaire complexe. Tofino 2.5 gère les tâches routinières avec 128k de contexte pour les opérations quotidiennes. Les deux modèles comprennent les cadres légaux canadiens incluant la division des pouvoirs de la Loi constitutionnelle et le système de droit civil du Québec.

Les plateformes d'IA souveraines comme Augure résolvent le défi fondamental de conformité : fournir des capacités d'IA avancées tout en maintenant un contrôle légal et opérationnel canadien complet sur les informations commerciales sensibles, assurant la conformité avec les mesures de sauvegarde du Principe 7 de PIPEDA et les restrictions de transfert de l'article 22 de la Loi 25 sans exposition au CLOUD Act.

La plateforme inclut des outils spécialisés pour les organisations canadiennes : clavardage sécurisé pour les communications confidentielles, fonctionnalité de base de connaissances privée pour les documents internes, et des produits axés sur la conformité à venir incluant Veille (surveillance réglementaire), Mandat (gouvernance) et Continuité (planification de la continuité des affaires).

La tarification reflète la réalité du marché canadien, commençant avec un accès gratuit et évoluant à travers les niveaux Pro (20 $/mois) et Max (80 $/mois) vers des solutions Entreprise personnalisées pour les organisations plus importantes avec des exigences de conformité spécifiques sous PIPEDA ou la législation provinciale sur la vie privée.


Effectuer la transition

Les organisations remplaçant ChatGPT suivent typiquement un processus de transition structuré. La première étape implique effectuer une évaluation d'impact sur la vie privée sous le Principe 4.1.3 de PIPEDA de l'usage d'IA actuel, documentant quelles informations les employés partagent avec les plateformes d'IA et identifiant les lacunes de conformité sous les exigences de l'article 93 de la Loi 25.

Ensuite vient le déploiement pilote d'alternatives canadiennes avec des tests de cas d'usage spécifiques. Ceci permet aux organisations de valider la fonctionnalité tout en maintenant la conformité sous les réglementations sectorielles spécifiques. Les équipes TI peuvent évaluer les exigences d'intégration et les contrôles de sécurité durant cette phase.

La gestion du changement est cruciale. Les employés habitués à ChatGPT ont besoin de formation sur les nouvelles plateformes et de politiques claires concernant l'usage approprié de l'IA sous les politiques de protection de la vie privée organisationnelles. Plusieurs organisations implémentent des cadres de gouvernance de l'IA durant la transition pour prévenir de futurs problèmes de conformité sous l'orientation réglementaire évolutive.

Les exigences de documentation augmentent durant les transitions. Les organisations doivent démontrer aux commissaires à la protection de la vie privée et aux vérificateurs que la sélection d'outils d'IA a considéré les exigences réglementaires sous le principe de responsabilité de PIPEDA et les obligations de documentation de la Loi 25. Cette documentation devient partie des programmes globaux de gestion de la vie privée sous l'article 3.2 de PIPEDA.

La transition présente aussi une opportunité d'implémenter une gouvernance de l'IA plus forte. Les organisations peuvent établir des politiques claires concernant quelles informations peuvent être partagées avec les systèmes d'IA, comment les résultats d'IA devraient être vérifiés sous les normes professionnelles, et quand la supervision humaine est requise sous les réglementations de prise de décision automatisée.


Trajectoire réglementaire et considérations futures

La réglementation canadienne de l'IA continue d'évoluer. La Loi sur l'intelligence artificielle et les données (AIDA) proposée sous le projet de loi C-27 créera des exigences de conformité additionnelles pour le déploiement et l'usage de systèmes d'IA, avec des pénalités jusqu'à 25 millions $ CA sous l'article 45 proposé. Les organisations utilisant déjà des plateformes conformes feront face à une conformité AIDA plus facile lors de son adoption.

Les commissaires provinciaux à la protection de la vie privée sont de plus en plus actifs dans la supervision de l'IA. Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada a publié des orientations en 2023 déclarant que les lois existantes sur la vie privée s'appliquent pleinement aux systèmes d'IA sous l'approche technologiquement neutre de PIPEDA. La Commission d'accès à l'information du Québec a émis des orientations similaires sous l'application large de la Loi 25 au traitement automatisé.

La trajectoire réglementaire sous le projet de loi fédéral C-27 et les initiatives de modernisation de la vie privée provinciales favorise clairement la souveraineté de l'IA canadienne. Les organisations qui transitionnent maintenant évitent de futures crises de conformité sous les exigences AIDA proposées et démontrent une gestion proactive des risques aux régulateurs et parties prenantes sous les obligations de responsabilité existantes.

Les considérations de commerce international importent aussi. L'Accord Canada–États-Unis–Mexique inclut des dispositions de commerce numérique sous le Chapitre 19, mais l'Article 19.8.2 préserve explicitement les lois domestiques sur la vie privée et n'élimine pas les préoccupations du CLOUD Act sous la législation domestique américaine. Les organisations canadiennes ont encore besoin de solutions canadiennes pour le traitement d'informations sensibles.

La Loi sur l'IA de l'Union européenne fournit un contexte additionnel pour les organisations canadiennes avec des opérations européennes. Alors que les organisations canadiennes travaillent de plus en plus avec des partenaires européens, la conformité de l'IA devient plus complexe sous l'intersection RGPD-Loi sur l'IA. Les plateformes canadiennes souveraines simplifient ces défis de conformité multijuridictionnels.


Le passage de ChatGPT vers des plateformes d'IA canadiennes souveraines reflète une gestion mature des risques plutôt qu'un nationalisme technologique. Les organisations reconnaissent que la conformité de l'IA exige des solutions construites spécifiquement pour les cadres réglementaires canadiens, non des plateformes grand public adaptées avec des arrangements d'hébergement canadiens.

Pour les organisations canadiennes réglementées évaluant les outils d'IA, le calcul de conformité est clair : les plateformes souveraines fournissent des capacités avancées sans compromettre les exigences réglementaires sous PIPEDA, la Loi 25 ou la législation sectorielle spécifique, tout en évitant les risques d'exposition inutiles au CLOUD Act. Apprenez-en plus sur la souveraineté de l'IA canadienne à augureai.ca.

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À propos d'Augure

Augure est une plateforme d'IA souveraine pour les organisations canadiennes réglementées. Clavardage, base de connaissances et outils de conformité — le tout sur une infrastructure canadienne.

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