← Retour aux perspectives
Souveraineté des données

La loi CLOUD américaine s'applique-t-elle aux entreprises canadiennes qui utilisent l'IA ?

Oui. La loi CLOUD américaine s'applique aux entreprises canadiennes utilisant des services d'IA hébergés aux États-Unis. Découvrez les risques de conformité sous PIPEDA, la Loi 25 et les exigences de souveraineté.

Par Augure·
a white cloud in a blue sky

Oui, la loi CLOUD américaine s'applique aux entreprises canadiennes utilisant des services d'IA hébergés par des fournisseurs américains. La Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (18 USC § 2713) accorde aux autorités américaines l'accès aux données contrôlées par les entreprises américaines, peu importe où ces données proviennent ou où les clients sont situés. Pour les organisations canadiennes assujetties à PIPEDA, à la Loi 25 du Québec ou aux exigences de souveraineté gouvernementale, ceci crée des conflits de conformité directs qui nécessitent une évaluation immédiate des risques.

Comprendre la portée de la loi CLOUD et l'exposition canadienne

La loi CLOUD, adoptée en mars 2018, a fondamentalement changé les règles d'accès transfrontalier aux données. La section 2713 habilite les forces de l'ordre américaines à contraindre tout fournisseur de services basé aux États-Unis à produire des données sous leur « possession, garde ou contrôle » — même lorsqu'elles sont stockées hors des frontières américaines.

Ceci s'applique aux entreprises canadiennes utilisant des plateformes d'IA populaires. OpenAI (ChatGPT), Anthropic (Claude), Google (Gemini) et Microsoft (Copilot) relèvent tous de la juridiction américaine. Lorsque votre organisation téléverse des documents, pose des questions ou traite des données par ces services, cette information devient accessible aux autorités américaines peu importe votre localisation.

Sous 18 USC § 2713, la loi CLOUD élimine le concept traditionnel de localisation des données comme mécanisme de protection. Si une entreprise américaine contrôle le service, la loi américaine s'applique à vos données canadiennes, créant des conflits directs avec les exigences du Principe 4.1.3 de PIPEDA pour une protection comparable.

La Loi n'inclut aucune exemption pour les entreprises étrangères ou les exigences de souveraineté des données. Un cabinet d'avocats canadien utilisant ChatGPT pour l'analyse de contrats, un fournisseur de soins de santé québécois traitant les requêtes de patients par IA, ou un ministère fédéral utilisant Microsoft Copilot créent tous une exposition potentielle à la loi CLOUD.


Exigences de conformité PIPEDA et transferts transfrontaliers

Le Principe 4.1.3 de PIPEDA exige que les organisations fournissent une « protection comparable » lors du transfert de renseignements personnels à travers les frontières. Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada a constamment déclaré que les lois d'accès aux données américaines, incluant la loi CLOUD, créent des obstacles pour répondre à cette norme sous la section 5(3) de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Les organisations canadiennes doivent conduire des évaluations d'impact de transfert avant de déplacer des renseignements personnels vers des services contrôlés par les États-Unis sous le Principe 4.1.3 de PIPEDA. Cette évaluation doit analyser :

• La probabilité d'accès par un gouvernement étranger sous des lois comme la loi CLOUD • Les protections légales disponibles dans la juridiction de destination • La sensibilité de l'information transférée sous les définitions de la section 2 de PIPEDA • Les options de traitement alternatives qui maintiennent le contrôle canadien

La plupart des cas d'utilisation d'IA impliquent des renseignements personnels tel que défini dans la section 2 de PIPEDA. Les courriels d'employés téléversés pour résumé, les demandes de service client traitées par clavardage IA, ou les documents RH analysés pour des insights constituent tous des transferts de renseignements personnels sous la loi fédérale sur la vie privée.

Les directives 2023 du Commissaire à la protection de la vie privée abordent spécifiquement les services d'IA, notant que les protections contractuelles ne peuvent pas passer outre les lois d'accès gouvernemental étranger comme 18 USC § 2713.

Le Principe 4.1.3 de PIPEDA exige une « protection comparable » pour les transferts transfrontaliers, mais les engagements contractuels ne peuvent pas passer outre les exigences de divulgation obligatoire de 18 USC § 2713 (loi CLOUD), rendant la plupart des services d'IA américains non conformes pour le traitement de renseignements personnels canadiens.

Les organisations qui procèdent avec des services d'IA américains sans protections appropriées risquent des enquêtes du Commissaire à la protection de la vie privée sous la section 11 de PIPEDA, des ordonnances de la Cour fédérale et des dommages réputationnels. Bien que PIPEDA manque de pénalités monétaires administratives, les actions d'application sous les sections 11-15 créent des coûts opérationnels et légaux significatifs.


La Loi 25 du Québec crée des normes de conformité IA plus strictes

La Loi 25 renforce significativement le cadre de protection de la vie privée du Québec avec des restrictions spécifiques de transfert transfrontalier sous la section 17 et des pénalités monétaires administratives jusqu'à 25 M $ CA ou 4 % du chiffre d'affaires mondial sous la section 93.

La section 17 de la Loi 25 interdit de transférer des renseignements personnels hors du Québec à moins que la destination ne fournisse « un niveau de protection équivalent ». La Commission d'accès à l'information du Québec (CAI) a indiqué que les lois d'accès aux données américaines empêchent de rencontrer cette norme.

Les organisations québécoises utilisant des services d'IA américains font face à plusieurs violations de la Loi 25 :

Transfert sans protection adéquate (section 17) : Utiliser ChatGPT, Claude ou d'autres services d'IA américains sans protections appropriées viole les exigences de transfert.

Évaluations d'impact sur la vie privée inadéquates (section 3.3) : Les organisations doivent évaluer les impacts sur la vie privée des systèmes d'IA avant l'implémentation, incluant les risques de transfert transfrontalier.

Transparence insuffisante (sections 8-14) : Plusieurs services d'IA manquent la transparence requise pour les exigences de consentement et d'information du Québec.

Les priorités d'application 2024 de la CAI ciblent spécifiquement l'IA et les transferts transfrontaliers sous les sections 89-93. Les organisations ne peuvent pas prétendre ignorer les exigences de la Loi 25 — la législation inclut des dispositions de responsabilité stricte sous la section 93 qui rendent les échecs de conformité coûteux peu importe l'intention.

Les pénalités de la section 93 de la Loi 25 de 25 M $ CA ou 4 % du chiffre d'affaires mondial s'appliquent aux violations de transfert transfrontalier sous la section 17, rendant les risques de conformité des services d'IA américains une préoccupation de niveau conseil d'administration pour les organisations québécoises assujetties aux lois d'accès aux données étrangères.

Les firmes de services professionnels, les organisations de soins de santé et les institutions financières au Québec font face à une exposition particulière sous les sections 89-93 de la Loi 25. Ces secteurs traitent routinièrement des renseignements personnels sensibles par des outils d'IA, créant une exposition maximale aux pénalités sous la structure d'application échelonnée.


Exigences de souveraineté gouvernementale et d'infrastructure critique

Les gouvernements fédéral et provinciaux font face à des exigences additionnelles de souveraineté des données sous la Directive du Conseil du Trésor sur les services et le numérique qui rendent les services d'IA américains problématiques. Les directives de sécurité infonuagique du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) exigent que les institutions gouvernementales maintiennent le contrôle canadien sur l'information sensible.

La Directive du Conseil du Trésor sur les services et le numérique exige que les ministères fédéraux évaluent les implications de souveraineté des services numériques sous les sections 4.2.3 et 4.2.4. L'utilisation de plateformes d'IA américaines pour le traitement d'information gouvernementale échoue typiquement ces évaluations à moins que des exemptions spécifiques s'appliquent.

Les gouvernements provinciaux ont des exigences similaires. Les exigences de résidence des données de l'Ontario pour les services gouvernementaux sous le Règl. de l'Ont. 74/16, les restrictions des sections 30.1-30.3 de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique, et les normes informatiques en nuage de l'Alberta sous la section 40.1 de la Loi FOIP créent toutes des barrières à l'adoption de services d'IA américains.

Les opérateurs d'infrastructure critique font face à des considérations additionnelles sous la Loi proposée sur la protection des systèmes cybernétiques critiques. La législation formaliserait les exigences de souveraineté pour les services essentiels, rendant les dépendances aux plateformes d'IA américaines une violation réglementaire potentielle.

Les employés gouvernementaux utilisant ChatGPT pour rédiger des notes d'information, traiter des demandes d'accès à l'information ou analyser des documents de politique créent des violations de souveraineté qui apparaissent dans les audits de sécurité et les révisions de conformité sous les cadres de surveillance fédéraux et provinciaux.


Stratégies de conformité pratiques pour l'adoption d'IA canadienne

Les organisations canadiennes ont besoin de capacités d'IA sans exposition à la juridiction américaine. La solution nécessite des plateformes qui opèrent entièrement au sein de l'infrastructure légale et physique canadienne.

La souveraineté efficace de l'IA nécessite plusieurs éléments :

Résidence complète des données canadiennes : Tout le traitement, stockage et opérations de modèles doivent se produire sur l'infrastructure canadienne pour éliminer l'exposition à la loi CLOUD sous 18 USC § 2713.

Aucun contrôle corporatif américain : Les plateformes avec des entreprises mères américaines ou des investissements américains significatifs demeurent assujetties à la juridiction américaine peu importe la localisation des données.

Intégration des lois canadiennes sur la vie privée : Les systèmes d'IA devraient incorporer les Principes 4.1-4.9 de PIPEDA, les sections 8-17 de la Loi 25 et les exigences provinciales de protection de la vie privée dans leur architecture plutôt que de traiter la conformité comme une réflexion après coup.

Gouvernance transparente : Les organisations ont besoin d'une visibilité claire sur les opérations des systèmes d'IA, la gestion des données et les processus de prise de décision pour rencontrer les exigences réglementaires de transparence sous le Principe 4.9 de PIPEDA et les sections 8-11 de la Loi 25.

Augure fournit cette approche de souveraineté complète. Construite entièrement sur l'infrastructure canadienne sans liens corporatifs américains, la plateforme d'IA d'Augure élimine l'exposition à la loi CLOUD tout en fournissant les capacités d'IA conversationnelle, d'analyse de documents et de gestion des connaissances dont les organisations ont besoin.

Les modèles Ossington 3 et Tofino 2.5 de la plateforme comprennent les contextes légaux canadiens, incluant les distinctions du droit civil québécois et les cadres réglementaires fédéraux. Ceci réduit les coûts de conformité de l'utilisation d'IA pour les opérations d'affaires canadiennes.


Cadre d'évaluation des risques pour les décisions de conformité IA

Les organisations évaluant les plateformes d'IA devraient utiliser une évaluation de risque structurée qui aborde les facteurs légaux, opérationnels et réputationnels sous la loi canadienne sur la vie privée.

Évaluation du risque légal : • Identifier les lois de protection de la vie privée applicables (sections 2-15 de PIPEDA, sections 1-94 de la Loi 25, législation provinciale) • Évaluer les exigences de transfert transfrontalier sous le Principe 4.1.3 de PIPEDA et la section 17 de la Loi 25 • Évaluer les réglementations sectorielles spécifiques (PHIPA, PIPA-AB, PIPA-BC) • Calculer l'exposition maximale aux pénalités sous la section 93 de la Loi 25 pour violations de conformité

Évaluation du risque opérationnel : • Déterminer les niveaux de sensibilité de l'information traitée par l'IA sous les définitions de la section 2 de PIPEDA • Évaluer les implications de continuité d'affaires des violations de conformité sous les sections 11-15 • Évaluer les exigences d'intégration avec les systèmes canadiens existants • Considérer les besoins d'évolutivité et les dépendances de plateforme à long terme

Évaluation du risque de souveraineté : • Cartographier les flux de données et les emplacements de traitement pour les services d'IA sous les exigences du Conseil du Trésor • Identifier les structures de propriété corporative et les relations d'investisseurs affectant la juridiction américaine • Évaluer les droits d'accès gouvernemental étranger sous 18 USC § 2713 et lois similaires • Évaluer les limitations de protection contractuelle sous la loi étrangère

Ce cadre aide les organisations à prendre des décisions éclairées plutôt que de choisir par défaut les plateformes américaines populaires qui créent des risques de conformité sous la législation canadienne sur la vie privée.


Le chemin à suivre pour l'IA souveraine canadienne

Les organisations canadiennes n'ont pas besoin de choisir entre les capacités d'IA et la conformité réglementaire sous PIPEDA et la Loi 25. Des plateformes comme Augure démontrent que des services d'IA sophistiqués peuvent opérer au sein des exigences de souveraineté canadienne tout en livrant la fonctionnalité dont les organisations ont besoin.

La clé est de reconnaître que la souveraineté des données ne concerne pas seulement l'emplacement de stockage — il s'agit d'indépendance légale et opérationnelle complète de la juridiction étrangère sous des lois comme 18 USC § 2713. Alors que les lois canadiennes sur la vie privée continuent de se renforcer et que l'application sous des sections comme la section 93 de la Loi 25 augmente, les organisations qui abordent ces exigences de manière proactive éviteront les violations de conformité coûteuses et les perturbations opérationnelles.

Pour les organisations prêtes à implémenter l'IA au sein des exigences de souveraineté canadienne, visitez augureai.ca pour explorer comment la plateforme d'Augure aborde ces défis de conformité tout en livrant les capacités d'IA dont votre organisation a besoin.

A

À propos d'Augure

Augure est une plateforme d'IA souveraine pour les organisations canadiennes réglementées. Clavardage, base de connaissances et outils de conformité — le tout sur une infrastructure canadienne.

Prêt à essayer l'IA souveraine?

Commencez gratuitement. Aucune carte de crédit requise.

Commencer