Liste de vérification de conformité à la Loi 25 pour les outils d'IA en 2026
Exigences essentielles de conformité à la Loi 25 pour les outils d'IA. Résidence des données, cadres de consentement et évitement des pénalités pour les organisations québécoises.
La conformité à la Loi 25 pour les outils d'IA exige une attention particulière à la résidence des données, aux mécanismes de consentement et à la transparence algorithmique sous la législation provinciale québécoise sur la vie privée. Les organisations québécoises doivent naviguer les restrictions de transfert transfrontalier selon l'article 17, mener des évaluations d'impact sur la vie privée pour les déploiements d'IA sous l'article 3.3, et implémenter des mesures de protection techniques qui respectent les standards d'application de la Commission d'accès à l'information du Québec. Les pénalités de non-conformité atteignent 10 millions $ CA ou 2 % du chiffre d'affaires mondial sous l'article 89, avec des récidives pouvant faire face à des pénalités jusqu'à 25 millions $ CA sous l'article 93.1.
Le paysage réglementaire a considérablement mûri depuis que l'application complète de la Loi 25 a débuté en septembre 2024. Les organisations utilisant des outils d'IA font maintenant face à des vérifications routinières et doivent démontrer leur conformité par des processus documentés, pas seulement des déclarations de politique.
Résidence des données et transferts transfrontaliers
L'article 17 de la Loi 25 crée des exigences strictes pour transférer des renseignements personnels hors du Québec. Ceci impacte directement la sélection d'outils d'IA, car la plupart des plateformes commerciales traitent les données par une infrastructure basée aux États-Unis sujette aux lois de surveillance étrangère incluant le CLOUD Act.
Les organisations doivent obtenir un consentement explicite avant d'utiliser des outils d'IA qui transfèrent des données internationalement. Le consentement doit spécifier le pays de destination, la fin du transfert et les risques associés selon les exigences de l'article 17. Les politiques de confidentialité génériques ne satisfont pas cette norme sous la loi provinciale québécoise.
« Sous l'article 17 de la Loi 25, les organisations ne peuvent pas présumer un consentement implicite pour le traitement transfrontalier par IA. Chaque transfert nécessite un consentement explicite et éclairé qui détaille les risques spécifiques du traitement en juridiction étrangère, incluant l'exposition potentielle aux lois de surveillance étrangère. »
La Commission d'accès à l'information du Québec a clarifié que les services d'IA basés sur le nuage constituant une « communication » de renseignements personnels déclenchent les exigences de l'article 17. Ceci inclut téléverser des documents vers des interfaces de clavardage d'IA, des outils de base de connaissances et des plateformes d'analyse automatisée.
La résidence canadienne des données élimine entièrement ces complications de consentement. Des plateformes comme Augure, qui maintiennent une infrastructure et un traitement 100 % canadiens, évitent les problèmes de transfert transfrontalier tout en fournissant des capacités d'IA équivalentes par des modèles comme Ossington 3 et Tofino 2.5.
Exigences d'évaluation d'impact sur la vie privée
L'article 3.3 de la Loi 25 mandate des évaluations d'impact sur la vie privée (ÉIVP) pour les traitements qui présentent des « risques élevés pour la vie privée ». Les outils d'IA qualifient typiquement en raison de leurs capacités de prise de décision automatisée et leur potentiel de profilage sous le cadre provincial québécois de protection de la vie privée.
L'ÉIVP doit aborder :
• Sources de données et méthodes de collecte - Documenter quels renseignements personnels l'IA traite et comment ils sont obtenus • Fins de traitement et base légale - Spécifier pourquoi l'analyse par IA est nécessaire et la base légale sous les articles 12-14 • Portée de la prise de décision algorithmique - Identifier quels processus impliquent l'analyse ou les recommandations automatisées • Mesures d'atténuation des risques - Détailler les mesures de protection techniques et organisationnelles
Les ÉIVP doivent être complétées avant le déploiement de l'IA et mises à jour quand les activités de traitement changent de manière importante. La Commission peut demander la documentation d'ÉIVP lors d'enquêtes sous l'article 70, rendant la documentation approfondie essentielle.
Les firmes de services financiers ont fait face à un examen particulier. Une caisse populaire québécoise a reçu une pénalité de 50 000 $ CA à la fin de 2025 pour avoir déployé une IA d'analytique client sans compléter les évaluations d'impact requises sous l'article 3.3.
Cadres de consentement pour le traitement par IA
L'article 14 de la Loi 25 exige un consentement clair et spécifique pour le traitement par IA de renseignements personnels. Les clauses de consentement général référençant l'« analytique de données » ou l'« intelligence d'affaires » ne répondent pas aux exigences de spécificité de la législation.
Un consentement valide doit expliquer :
• Les capacités spécifiques d'IA utilisées (clavardage, analyse de documents, modélisation prédictive) • Quels renseignements personnels seront traités • Combien de temps l'information sera conservée selon l'article 10 • Si le traitement implique une prise de décision automatisée affectant les individus
« Le consentement pour le traitement par IA sous l'article 14 de la Loi 25 doit être granulaire et spécifique. Les organisations ne peuvent pas compter sur un langage large de « traitement de données » qui était acceptable sous les cadres précédents de protection de la vie privée ou les standards fédéraux de la LPRPDE. »
Le consentement des employés présente une complexité additionnelle sous la loi provinciale québécoise. L'article 12 établit des standards plus élevés pour les relations employeur-employé concernant les données, exigeant de démontrer que le traitement par IA sert des intérêts d'affaires légitimes tout en minimisant l'impact sur la vie privée.
Les firmes de services professionnels utilisant l'IA pour l'analyse de dossiers clients doivent obtenir un consentement client explicite au-delà des lettres d'engagement standard. Le barreau du Québec a émis des directives en 2025 exigeant des divulgations séparées de traitement par IA dans les contrats de mandat pour répondre aux exigences de l'article 14.
Mesures de protection techniques et protection des données
L'article 8 de la Loi 25 exige des « mesures de sécurité adaptées à la sensibilité des renseignements personnels ». Les outils d'IA traitant des renseignements personnels québécois doivent implémenter des mesures de protection techniques appropriées basées sur la sensibilité des données et la portée du traitement.
Les exigences techniques minimales incluent :
• Chiffrement en transit et au repos - Tous les renseignements personnels doivent être chiffrés durant la transmission et le stockage selon l'article 8 • Contrôles d'accès et authentification - Authentification multi-facteur pour l'accès aux outils d'IA, avec permissions basées sur les rôles • Journalisation d'audit et surveillance - Journaux complets de l'accès aux données, activités de traitement et actions utilisateur • Contrôles de rétention des données - Capacités de suppression automatisée alignées avec les politiques de rétention de l'article 10
Les organisations doivent aussi aborder les risques spécifiques à l'IA comme l'exposition des données d'entraînement de modèle et les vulnérabilités d'injection d'invite. La Commission d'accès à l'information du Québec a indiqué que les mesures de cybersécurité standard peuvent être insuffisantes pour les systèmes d'IA manipulant des renseignements personnels sensibles sous les exigences provinciales québécoises.
« Les mesures de protection techniques pour les outils d'IA sous l'article 8 de la Loi 25 doivent aborder tant les risques traditionnels de sécurité des données que les vulnérabilités spécifiques à l'IA comme l'exposition des données d'entraînement et le biais algorithmique qui pourrait impacter les droits individuels à la vie privée sous le cadre provincial québécois de protection de la vie privée. »
L'architecture d'Augure démontre une implémentation technique conforme par le chiffrement intégré, la résidence canadienne des données et les contrôles d'accès granulaires conçus spécifiquement pour les organisations réglementées opérant sous la législation provinciale de protection de la vie privée.
Diligence raisonnable des fournisseurs et contrats
L'article 18 de la Loi 25 rend les organisations responsables des pratiques de vie privée de leurs prestataires de services. Ceci crée des obligations de diligence raisonnable spécifiques lors de la sélection d'outils et plateformes d'IA sous la loi provinciale québécoise.
L'évaluation des fournisseurs doit couvrir :
• Lieu de traitement des données - Vérifier où les renseignements personnels seront traités et stockés • Arrangements de sous-traitants - Identifier toutes les parties avec accès potentiel aux renseignements personnels • Certifications et audits de sécurité - Examiner les évaluations de sécurité SOC 2, ISO 27001 ou équivalentes • Procédures de notification de brèche - Assurer la capacité de notification de 72 heures requise sous l'article 63
Les dispositions contractuelles doivent aborder les limitations de traitement des données, les obligations de retour ou suppression selon l'article 25, et les droits d'audit. Les licences logicielles standard fournissent rarement des protections de vie privée adéquates pour la conformité à la Loi 25.
Les fournisseurs d'IA basés aux États-Unis présentent des défis particuliers en raison de l'exposition au CLOUD Act et aux risques de surveillance de renseignements étrangers. Les organisations doivent évaluer si des protections contractuelles adéquates peuvent aborder les risques juridictionnels ou si les alternatives canadiennes fournissent un meilleur positionnement de conformité sous la loi provinciale québécoise.
Notification de brèche et réponse aux incidents
Les exigences de notification de brèche de la Loi 25 sous les articles 63-68 s'appliquent pleinement aux incidents liés à l'IA. Les organisations doivent notifier la Commission d'accès à l'information du Québec dans les 72 heures de la découverte de brèches qui pourraient causer un préjudice sérieux selon l'article 63.
Les scénarios de brèche spécifiques à l'IA incluent :
• Exposition des données d'entraînement - Les renseignements personnels utilisés dans l'entraînement de modèle deviennent accessibles par les sorties du modèle • Attaques d'injection d'invite - Les entrées malicieuses extraient des renseignements personnels des systèmes d'IA • Attaques d'inférence de modèle - Les techniques adverses révèlent des renseignements personnels sur les sujets des données d'entraînement • Accès non autorisé aux données traitées par IA - Compromission des plateformes d'IA contenant des renseignements personnels
Les plans de réponse aux incidents doivent aborder les risques spécifiques aux outils d'IA et les procédures de notification. Ceci inclut identifier quand les incidents de traitement par IA déclenchent le seuil de « préjudice sérieux » nécessitant la notification publique sous l'article 67.
Les organisations de soins de santé utilisant l'IA pour l'analyse de données de patients ont fait face à des défis particuliers sous la loi provinciale québécoise. Un réseau hospitalier montréalais a fait face à une pénalité de 75 000 $ CA en 2025 pour avoir échoué à notifier correctement les régulateurs d'une brèche de système d'IA qui a exposé des informations diagnostiques de patients sous les exigences de l'article 63.
Surveillance continue et maintenance de la conformité
La conformité à la Loi 25 exige une surveillance continue, pas seulement des évaluations de déploiement initial. Les organisations doivent suivre l'usage des outils d'IA, mettre à jour les évaluations d'impact sur la vie privée selon l'article 3.3, et maintenir une documentation courante des activités de traitement.
Les activités de conformité régulières incluent :
• Examens d'accès trimestriels - Vérifier que les permissions des outils d'IA s'alignent avec les responsabilités d'emploi courantes • Mises à jour annuelles d'évaluation d'impact sur la vie privée - Examiner et mettre à jour les ÉIVP pour les changements importants dans le traitement par IA selon l'article 3.3 • Examens d'évaluation de sécurité des fournisseurs - Surveiller les postures de sécurité et certifications tierces • Mises à jour de formation des employés - Assurer que le personnel comprend les obligations de vie privée lors de l'utilisation d'outils d'IA
La Commission d'accès à l'information du Québec a indiqué que les audits de conformité routiniers deviendront plus communs en 2026 sous ses pouvoirs d'application à l'article 70. Les organisations doivent maintenir une documentation facilement accessible démontrant la conformité continue à la Loi 25.
La documentation devrait inclure les évaluations d'impact sur la vie privée courantes, les dossiers de diligence raisonnable des fournisseurs, les journaux de gestion du consentement selon l'article 14, et les procédures de réponse aux incidents abordant spécifiquement les risques de vie privée liés à l'IA.
La conformité à la Loi 25 pour les outils d'IA nécessite une planification proactive et une vigilance continue sous le cadre provincial québécois de protection de la vie privée. Les organisations doivent équilibrer les capacités d'IA avec les obligations de protection de la vie privée par une sélection soigneuse de fournisseurs, des évaluations d'impact approfondies selon l'article 3.3, et des mesures de protection techniques robustes répondant aux exigences de l'article 8.
Les plateformes d'IA canadiennes fournissent une approche axée sur la conformité en éliminant les complexités de transfert transfrontalier de données sous l'article 17 tout en livrant des capacités d'IA de niveau entreprise. Apprenez-en plus sur l'infrastructure d'IA conforme à augureai.ca.
À propos d'Augure
Augure est une plateforme d'IA souveraine pour les organisations canadiennes réglementées. Clavardage, base de connaissances et outils de conformité — le tout sur une infrastructure canadienne.