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Souveraineté des données

Exigences de résidence des données pour les organisations de la Colombie-Britannique utilisant l'IA

Les organisations de la C.-B. utilisant l'IA doivent se conformer à la LPRPDE, aux lois provinciales sur la vie privée et aux réglementations sectorielles exigeant la résidence des données au Canada.

Par Augure·
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Les organisations de la Colombie-Britannique utilisant l'IA font face à des exigences complexes de résidence des données sous de multiples juridictions qui se chevauchent. La LPRPDE s'applique à la plupart des activités commerciales, tandis que les réglementations sectorielles spécifiques imposent des exigences plus strictes. Les organismes publics doivent se conformer à l'article 30.1 de la LAIPVP, exigeant le stockage canadien des informations personnelles. Le CLOUD Act américain rend toute plateforme d'IA basée aux États-Unis légalement accessible aux autorités américaines, créant des risques de conformité peu importe les protections contractuelles.

Exigences fédérales de protection de la vie privée sous la LPRPDE

La LPRPDE régit comment les organisations de la C.-B. collectent, utilisent et divulguent les informations personnelles dans les activités commerciales. Bien que la Loi n'exige pas explicitement le stockage canadien, le principe 4.1.3 requiert que les organisations fournissent « un niveau comparable de protection » lors du transfert d'informations personnelles hors du Canada.

Le Commissaire à la protection de la vie privée du Canada a constamment affirmé que les organisations doivent s'assurer que les lois étrangères ne compromettent pas les protections de la LPRPDE. Ceci crée des défis importants lors de l'utilisation de plateformes d'IA américaines assujetties au CLOUD Act.

Les organisations ne peuvent simplement se fier aux protections contractuelles lorsque les lois de la juridiction étrangère donnent aux agences gouvernementales un accès élargi aux données personnelles, car ces protections deviennent sans valeur face à la contrainte légale sous les lois de surveillance américaines incluant le CLOUD Act et la section 702 de la FISA.

Les directives du Commissaire identifient spécifiquement les lois de surveillance américaines comme problématiques pour la protection des données canadiennes. Les organisations utilisant des plateformes d'IA avec un lien quelconque avec les États-Unis — que ce soit par la structure corporative, l'infrastructure ou l'investissement — font face à un examen accru.

Les violations de la LPRPDE entraînent des pénalités jusqu'à 100 000 $ par contravention selon l'article 28 de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Plus important encore, les violations de la vie privée déclenchent des exigences de signalement obligatoire sous l'article 10.1 et peuvent résulter en des recours collectifs avec des dommages illimités.


Exigences du secteur public provincial

L'article 30.1 de la Loi sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée (LAIPVP) de la C.-B. exige explicitement que les organismes publics stockent les informations personnelles au Canada. Ceci s'applique à toutes les municipalités, districts scolaires, universités et agences provinciales utilisant des systèmes d'IA.

L'article stipule : « Un organisme public doit s'assurer que les informations personnelles sous sa garde ou son contrôle sont stockées uniquement au Canada et accessibles uniquement au Canada. » Des exceptions limitées existent sous l'article 30.1(2), mais nécessitent l'approbation ministérielle et sont rarement accordées pour les applications d'IA de routine.

Les organismes publics de la C.-B. ont fait face à des pénalités importantes pour le stockage offshore de données. En 2019, la province a terminé un contrat de 50 millions $ avec Amazon Web Services après avoir déterminé qu'il violait les exigences de la LAIPVP, malgré les protections contractuelles.

Les violations de la LAIPVP peuvent entraîner des pénalités administratives et une responsabilité personnelle pour les officiels qui autorisent des arrangements non conformes. Le Commissaire à l'information et à la protection de la vie privée a l'autorité explicite sous l'article 42 d'enquêter et d'ordonner des mesures correctives.


Exigences réglementaires sectorielles spécifiques

Services financiers

Les institutions financières sous réglementation fédérale en C.-B. doivent se conformer à la directive B-10 du BSIF, qui exige la supervision par le conseil d'administration et la haute direction de la gestion des risques liés aux données et à la technologie. Bien qu'elle n'exige pas explicitement le stockage canadien, la directive requiert que les institutions évaluent et atténuent les risques des cadres juridiques étrangers.

Le BSIF peut imposer des sanctions administratives pécuniaires jusqu'à 1 million $ sous l'article 33 de la Loi sur le Bureau du surintendant des institutions financières pour les violations de directives. Plus critique encore, la non-conformité peut affecter les évaluations d'adéquation du capital et les permissions d'exploitation.

Soins de santé

Les autorités de santé de la C.-B. et les fournisseurs privés de soins de santé traitant des informations personnelles de santé doivent se conformer à la législation provinciale sur l'information de santé. L'article 37 de la Loi sur la protection des renseignements personnels (LPRP) exige le consentement pour la divulgation offshore, ce qui est pratiquement impossible à obtenir pour le traitement par IA des dossiers de santé.

Les professionnels de la santé utilisant des systèmes d'IA avec des composantes offshore risquent des sanctions professionnelles et des actions réglementaires de leurs collèges régulateurs sous la Loi sur les professions de la santé.

Services juridiques

Les avocats de la C.-B. utilisant des plateformes d'IA doivent se conformer à la règle 3.3 du Barreau de la C.-B. concernant la confidentialité des clients et la protection des données. La règle exige que les avocats prennent des mesures raisonnables pour prévenir la divulgation non autorisée d'informations confidentielles.

Le Barreau a indiqué que l'utilisation de plateformes d'IA sans assurer la résidence des données au Canada peut violer les obligations professionnelles sous la règle 3.3-1, particulièrement pour les affaires clients sensibles.


L'écart de conformité du CLOUD Act

Le Clarifying Lawful Overseas Use of Data (CLOUD) Act américain permet aux autorités américaines de contraindre les entreprises américaines à produire des données peu importe où elles sont stockées. Ceci crée un défi de conformité insurmontable pour les organisations canadiennes assujetties aux exigences de résidence des données.

Les ordonnances CLOUD Act émises sous 18 U.S.C. § 2703 sont typiquement émises avec des clauses de bâillon sous 18 U.S.C. § 2705, empêchant les entreprises de notifier les clients affectés. Les organisations canadiennes n'ont aucune visibilité sur l'accès éventuel à leurs données par les autorités américaines.

Même les plateformes d'IA prétendant avoir un « hébergement canadien » demeurent assujetties aux demandes du CLOUD Act si elles ont une structure corporative, des filiales ou des investissements significatifs aux États-Unis. La portée extraterritoriale de la Loi rend les clauses contractuelles de protection des données légalement sans valeur lorsque les agences d'application de la loi ou du renseignement américaines émettent des demandes de données contraignantes.

Les principales plateformes d'IA incluant OpenAI, Anthropic et Google sont toutes assujetties à la juridiction du CLOUD Act. Les régions cloud canadiennes de Microsoft et Amazon n'éliminent pas l'exposition au CLOUD Act en raison de leur structure corporative américaine.

Ce conflit juridictionnel rend pratiquement impossible pour les organisations réglementées de la C.-B. d'utiliser des plateformes d'IA basées aux États-Unis tout en maintenant la conformité légale.


Stratégies pratiques de conformité

Les organisations de la C.-B. ont besoin de plateformes d'IA avec une véritable souveraineté canadienne pour répondre à leurs obligations de résidence des données. Ceci exige plus que l'hébergement canadien — cela demande une structure corporative, une propriété et un contrôle opérationnel canadiens.

Les exigences clés pour les plateformes d'IA conformes incluent :

• Constitution canadienne sans entreprises mères américaines • Propriété canadienne sans investisseurs américains ou intérêts de contrôle • Infrastructure hébergée exclusivement dans des centres de données canadiens • Contrôles d'accès des employés canadiens pour les données et systèmes • Structures de gouvernance prévenant la contrainte légale étrangère

Les organisations devraient effectuer une diligence raisonnable sur la structure corporative, la propriété et les flux de données des fournisseurs d'IA. Les protections contractuelles standard sont insuffisantes lorsque les lois étrangères fournissent des pouvoirs d'accès contraignants.

Augure fournit une plateforme d'IA véritablement souveraine conçue spécifiquement pour les exigences de conformité canadiennes. Avec une structure corporative, une propriété 100 % canadiennes et une infrastructure hébergée exclusivement dans des centres de données canadiens, les organisations peuvent utiliser des capacités d'IA avancées tout en répondant à leurs obligations de résidence des données.


Exigences de documentation et d'audit

Les organisations de la C.-B. doivent documenter leurs efforts de conformité et maintenir des pistes d'audit démontrant l'adhésion aux exigences de résidence des données. Ceci inclut les dossiers de diligence raisonnable des fournisseurs, la cartographie des flux de données et les évaluations régulières de conformité.

Les évaluations d'impact sur la vie privée devraient spécifiquement aborder les systèmes d'IA et les transferts transfrontaliers de données sous le principe 4.1.7 de la LPRPDE. Les organisations doivent documenter comment elles ont évalué et atténué les risques des cadres juridiques étrangers.

Les audits de conformité réguliers devraient vérifier que les plateformes d'IA maintiennent la résidence des données au Canada et n'ont pas changé leur structure corporative ou leur propriété de manières qui créent de nouveaux risques de conformité.

Pour les organisations cherchant des solutions d'IA conformes, Augure offre une souveraineté canadienne transparente avec une documentation de conformité détaillée et aucune exposition américaine par la structure corporative ou l'infrastructure. Apprenez-en davantage sur comment répondre à vos exigences de résidence des données de la C.-B. à augureai.ca.

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À propos d'Augure

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